Infrastructure as Code : automatiser versus orchestrer. Quels bénéfices concrètement ?

Lors de nos missions de conseil ou nos séminaires, nous avons souvent noté qu’une confusion existait entre automatiser et orchestrer lorsque l’on parle Infrastructure as Code. Attention, nous précisons bien ici que nous parlons dans le contexte de l’Infrastructure as Code et non dans le domaine des containers et de l’orchestration des containers que nous aborderons d’ailleurs dans un prochain blog ! De plus, plusieurs clients pensaient également que l’automatisation n’était pas rentable. Nous allons essayer dans cet article d’expliquer ces points. 

Le principe de l’automatisation est de mettre en œuvre une abstraction entre le provisioning des ressources liées à un service et le lieu de provisioning afin de ne faire l’effort qu’une seule fois, quelle que soit l’infrastructure sous-jacente (on-premises, Cloud…) Nous aimons alors parler d’infrastructure reproductible. En effet, le code écrit et exécuté permet de garantir la reproductibilité de l’installation et de la configuration afin d’être sûr et certain de disposer exactement des mêmes ressources provisionnées. Or, nous considérons qu’il s’agit d’un préalable incontournable pour l’orchestration des ressources…  

Nous répondons déjà à un point : l’orchestration ne peut être réalisée efficacement que si et seulement si l’automatisation est effective.  

L’objectif de l’orchestration est d’orchestrer les différentes ressources automatisables et de les coordonner dynamiquement. Cela représente donc un panel plus large que l’automatisation. Pour rester sur l’image de l’orchestre en musique : l’automatisation représente chaque partition liée aux instruments individuels (la trompette) ou groupés (les premiers violons). L’orchestration, via le chef d’orchestre, va faire en sorte que l’ensemble de ces partitions soit initié dans le bon ordre, dans le bon tempo afin de garantir l’harmonie entre les instruments. Prenons un exemple plus technique : des scripts d’automatisation ont été écrits pour permettre l’installation et la configuration de plusieurs serveurs frontaux web, des serveurs d’applications middleware et de deux serveurs de base de données répliqués. L’orchestrateur va alors orchestrer ces ressources en s’assurant que les serveurs web soient installés, configurés et prêts à recevoir les connexions utilisateurs avant de les ajouter par API au load balancer, au CDN, aux règles de micro-segmentation réseau, au DNS externe, etc. L’objectif est alors de tendre vers le concept d’infrastructure immuable où la mise à jour d’une pile applicative se fait en reprovisionnant complètement l’infrastructure avec les nouvelles versions, en basculant les connexions utilisateurs sur cette nouvelle version, puis en supprimant l’ancienne. Ce type de mises à jour, blue-green, permet de limiter la durée de vie des ressources et ainsi augmenter leur stabilité, car comme l’affirment les aficionados de l’Infrastructure As Code, un serveur ne devrait jamais avoir une durée de vie supérieure à la semaine pour garantir sa stabilité ! C’est ici qu’apparait la fameuse notion de serveurs Phénix, les serveurs qui renaissent de leurs cendres ! Comme quoi les informaticiens peuvent être poètes parfois… 

Mais quel effort à faire pour automatiser et orchestrer ? L’effort engendré est-il rentable ? La réponse aujourd’hui est OUI, OUI et OUI !  

OUI parce que l’effort est de plus en plus limité grâce à des outils comme Ansible ou Terraform pour lesquels de nombreuses ressources et patterns sont disponibles notamment du fait de communautés très actives. Par ailleurs, plus on automatise, plus on réutilise donc plus on accélère l’automatisation du prochain service ou pile applicative à mettre à disposition. 

OUI parce que c’est rentable. Je me rappellerai toujours d’un client nous disant « je ne vois pas l’intérêt d’automatiser, car je ne mets en production que 10 serveurs par an ». Nous lui avons demandé combien d’installations étaient réalisées pour atteindre ce chiffre de 10 serveurs par an en tenant compte des différents environnements de staging (test, qualification, préproduction et production)… et la réponse a été 400 !! Automatiser 400 installations, oui c’est rentable !   

OUI parce qu’automatiser signifie infrastructure reproductible. Donc pour reprendre l’exemple précédent, lorsque cela fonctionne en préproduction, cela fonctionnera en production ! Cela garantit donc la qualité de mise en production. De plus, automatiser signifie indépendance vis-à-vis des couches basses de l’infrastructure donc c’est également une, voire LA, garantie de réversibilité pour passer d’un cloud à un autre dans le contexte VM (nous verrons dans un prochain article que les containers apportent d’autres bénéfices à ce niveau) 

Tous les clients que nous avons accompagnés dans l’industrialisation de leur processus d’installation et configuration par de l’automatisation et de l’orchestration ont vu la qualité de leurs mises en production s’accroitre drastiquement. Cela a permis également de libérer du temps progressivement aux équipes opérations tout en garantissant la réversibilité et la capacité à migrer vers un cloud provider. 

Auteurs

Vincent Branger – ILKI

Gaël Corlay – ILKI  

Définition du concept Digital Workplace

De nombreuses évolutions ont aujourd’hui complètement changé la notion d’environnement de travail informatique pour les utilisateurs dans les organisations.

Historiquement, ce dernier était essentiellement vu au travers du prisme du poste de travail Windows et de son coût, tel que défini par le Gartner (Total Cost of Ownership) et les réponses pour réduire ses coûts n’étaient pensées que sous un angle purement technique : maîtrise et verrouillage du poste, création d’images, virtualisation du poste de travail, au détriment bien souvent de l’expérience utilisateur.  

Entre temps, des évolutions fondamentales sont apparues comme le cloud, le smartphone, la mobilité, la consumérisation de l’informatique ou encore l’essor de l’intelligence artificielle. Le cloud transforme les ressources informatiques en commodités comme le sont l’électricité, le gaz, l’eau… Le cloud et la mobilité démultiplient leurs forces pour proposer de nouvelles façons de travailler ou vivre (Drop Box, Gmail, Facebook…), et ont changé radicalement les business modèles même dans des domaines où on ne s’y attendait pas (Uber, Booking, Airbnb…).

Le Smartphone et la tablette sont devenus des ordinateurs surpuissants, et concurrencent le PC pour accéder aux outils de base : mail, calendrier, tâches, messagerie instantanée, etc. Les utilisateurs utilisent désormais le terminal ad hoc suivant leurs besoins, et les nouvelles interfaces (réalité virtuelle, IoT), ainsi que l’apparition de nouvelles fonctionnalités à forte valeur ajoutée (Assistant personnel, Contextualisation, Continuité), vont certainement encore accélérer cette approche.

Toutes ces évolutions n’ont pas seulement induit de nouveaux usages, mais ont également modifié la dimension sociale de la relation des utilisateurs à l’informatique. Les « digital natives » ayant grandi dans un environnement « numérique » envisagent difficilement de travailler dans une organisation qui ne leur permettrait pas d’évoluer dans cet environnement. De plus, les organisations demandent de plus en plus de productivité à leurs employés sans que la DSI ne leur en donne les moyens.

Plusieurs concepts ont essayé d’embrasser ce phénomène et d’y apporter des réponses, mais celui qui selon nous le représente le mieux est le concept de Digital Workplace, dont nous proposons la définition suivante :

« Concept, associé à la transformation digitale, selon lequel les organisations doivent, en tenant compte des évolutions de la société, aligner technologie et processus métier liés à l’utilisateur afin de permettre à leurs collaborateurs d’améliorer leur productivité pour atteindre les objectifs de l’organisation en toute sécurité ».

 ILKI, 2019.

Décortiquons cette définition.

Le Digital Workplace est un concept, c’est-à-dire par définition, une idée générale ou une représentation mentale et abstraite, mais donc pas un produit ou un outil vu uniquement sous un angle technique. Il est effectivement associé à la transformation digitale définie par le processus qui consiste, pour une organisation, à « intégrer pleinement les technologies digitales dans l’ensemble de ses activités » (source : 1m30.com). Il tient compte des évolutions de la société : nouvelles générations, consumérisation de l’informatique, utilisation régulière de terminal ad hoc personnel (BYOD) ou professionnel (COPE) pour accéder à des ressources de l’organisation, généralisation du télétravail ou encore avènement des espaces de coworking offrant de nouvelles façons de travailler. Le mot « aligner » est important, car il induit que la technologie est au service des équipes métiers et des collaborateurs avec pour objectifs de donner les moyens à ces derniers de gagner en productivité (efficacité, collaboration) et atteindre les objectifs de l’organisation. Le dernier point, « en toute sécurité », est crucial et doit être pris sous tous les angles : la sécurité pour l’organisation, mais aussi dans le respect de la vie privée.

Comment le Digital Workplace peut-il alors se décliner ? En supprimant les barrières de l’entreprise traditionnelle, en permettant la mobilité, le télétravail ou le coworking. Mais avec quelles technologies ? Les briques fondamentales sont les services Cloud, les outils collaboratifs, et l’arrivée de l’intelligence artificielle au service de l’utilisateur.

Un projet de mise en place d’un Digital Workplace n’est pas un projet technique, même s’il existe une forte dimension technique qui restera dévolue à la DSI, mais un projet d’évolution de l’organisation qui doit être porté par tous dans le cadre de la transformation digitale. La première étape consiste à identifier les besoins des collaborateurs et des équipes puis de modéliser leurs processus de fonctionnement. Elle doit être suivie d’une phase d’étude et de test permettant d’identifier les solutions technologiques adaptées aux besoins et permettant la transposition numérique des processus identifiés tout en offrant une expérience utilisateur intuitive que les collaborateurs sont prêts à adopter facilement. La mise en œuvre doit être accompagnée d’une conduite du changement, indispensable pour la réussite de ce type de projet.

Auteurs 

Julien Sybille – Associé – Responsable de l’offre digital Workplace – ILKI

Vincent Branger – Associé – Cofondateur – Directeur Général – ILKI

Storage Field Day 13 (#SFD13)

Pour ceux qui n’auraient pas encore entendu parler des Tech Field Days, c’est une série d’événements créée par Stephen Foskett qui a pour but de réunir des créateurs de produits ainsi qu’un panel d’experts pour discuter de leurs derniers produits.

Contrairement à beaucoup d’événements marketing, Stephen exige que le contenu soit technique avant tout pour que nous puissions bien comprendre le fonctionnement et l’intérêt des produits. Les fournisseurs qui participent à l’événement sont divers et variés, allant de la petite start-up innovante aux grands acteurs connus. Cette diversité rend les présentations encore plus captivantes. De plus, la possibilité de poser des questions à des personnes techniques, parfois même directement à celles qui ont contribué à la création des produits rend la chose d’autant plus intéressante et interactive.

J’ai déjà participé une fois à une mini TFD au VMworld de Barcelone il y a quelques années et je suis donc très heureux d’annoncer ma première participation au Storage Field Day 13 cette semaine.

Pour information, les présentateurs seront :

  • DellEMC
  • Exablox
  • Primary Data
  • Seagate
  • SNIA
  • X-IO Technologies

Pour suivre les présentations en live (mais également me poser des questions via Twitter à @eableson), voir Storage Field Day 13

Dans tous les cas, il faut savoir que les présentations seront publiées sur YouTube et Vimeo assez rapidement. A noter qu’il y a aussi des archives de tous les événements précédents.

L’ensemble des sessions sont en anglais, mais je vais essayer de résumer (en français), sur notre blog, les points les plus intéressants pour l’audience francophone.

 

Erik Ableson

Infrageeks/Ilki

StorageNewsletter » 90% of EMEA Respondents Plan to Deploy Hyperconvergence Within Next Two years

Sourced through Scoop.it from: www.storagenewsletter.com

Key findings of research conducted among businesses in EMEA included:

  • Europe is leading North America on a fast track to hyperconvergence
  • Cost savings drive EMEA adoption
  • Top two IT priorities are data protection and operational efficiency

Facebook’s Messenger Bot Store could be the most important launch since the App Store

If Facebook announces the “Messenger Bot Store” at F8, as many predict, it would be arguably the most consequential event for the tech industry since Apple..

Sourced through Scoop.it from: techcrunch.com

messaging as a platform ou le bot en tant qu’ application…

Télécoms en France : les forces en présence

À l’aube du rachat de Bouygues Telecom par Orange, dont la réalité est devenue palpable, voici un état des lieux du marché français des télécoms, qui n’a pas arrêté de se…

Sourced through Scoop.it from: pro.clubic.com

Google croit au jour où il ne construira plus ses propres serveurs

Sourced through Scoop.it from: www.lemondeinformatique.fr

Le patron de l’infrastructure de Google Urs Hölzle estime que les grandes entreprises pourront dans les années à venir devenir des fournisseurs de services cloud.

Numergy lance son offre cloud compute 100% OpenStack

IaaS : Le fournisseur de cloud français complète son offre cloud lancée en 2012 avec une seconde offre reposant entièrement sur OpenStack. Numergy vise à ter…

Sourced through Scoop.it from: www.lemondeinformatique.fr

Numergy vise à terme 15% du marché du cloud IaaS.

What does the cloud pricing war mean for business in 2016?

With so many factors to consider when selecting providers, should businesses be paying as much attention to the public cloud price wars as some of the reports suggest?

Several years of fierce, public competition from three of the biggest public cloud vendors – AWS, Microsoft and Google – has established a certain narrative in cloud pricing. But just what is going on with public cloud pricing today, does it quite deserve the importance it’s being given, and what does it mean for any CIO worth their strategic salt?

Sourced through Scoop.it from: www.computerworlduk.com

Building an All Flash SAN with ScaleIO: The Quest for 800,000 IOPS

The goal of this posting is to share my experience with building a ScaleIO platform specifically designed for high perfo…

Sourced through Scoop.it from: medium.com